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Prose du Transsibérien de Blaise CENDRARS
et L'Aérotrain, rêve en cendres de Patrice DELBOURG
Théâtre de l'Imprévu
Deux rails de
légende : le Transsibérien et l’Aérotrain.

Embarquement
immédiat dans
le premier avec Blaise Cendrars ! Refaisons avec
lui, en cet hiver 1905, ce voyage initiatique de Moscou à Kharbine via les plaines
sibériennes,
le lac Baïkal, la
Mandchourie, le désert de Gobi : 10000 kilomètres de voies
parcourues au rythme lancinant des boggies, où le poète emporte
le passager dans son univers onirique
et empli de réel, puissant
et sensible,
clair et obscur, limpide et mystérieux…

Et la
traversée du miroir se fait...
Le temps s’accélère, la distance
s’abolit. Nous sommes aujourd’hui
et c'est Olivier Charron qui
prend le relais. Les souvenirs affluent de sa mémoire, lui qui,
aux commandes de l’Aérotrain, sur coussin d’air, allait vite, si
vite… Pensez donc ! Plus de 400 km/h sur quelques kilomètres de
voies bétonnées du côté de Gometz-la-Ville, Saran ou Artenay.
Plongée poétique dans ces « Trente Glorieuses » où l’An 2000
suscitait tous les fantasmes technologiques, symbolisait tous
les possibles…
Mais dans la musique de ces deux
trains tinte un déraillement : déraillement de l’humain,
de l’Histoire et d’une certaine idée du progrès.

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